SLAUGHTER

*
***

GENESIS

Karin Slaughter
(Traduit de l’américain par François Rosso)

SLAUGHTER dans Best-seller

*
***

…/…

- Vous n’avez pas le droit de fouiller ma maison.
– Vous vous enfuyiez de votre domicile. C’est un motif suffisant.

Berman sembla accepter cette explication, que Will lui-même trouva assez raisonnable bien qu’il sût que ce qu’il faisait était complètement illégal.
Il prit une chaise de jardin et s’assit. L’air était encore frais, et la sueur qui avait coulé de ses pores lorsqu’il pourchassait Berman séchait peu à peu dans le froid.

- Ce n’est pas correct de me traiter comme vous le faites, dit celui-ci. Je veux votre numéro de badge, et votre nom, et…
– Les vrais ? Ou vous préférez que je les invente, comme vous l’avez fait ?

Berman eut le bon sens de ne pas répondre.

- Pourquoi vous êtes-vous enfui, Jake ? Où comptiez-vous aller en pyjama ?
– Si vous croyez que j’y ai réfléchi ! maugréa–il. Je n’ai pas envie d’avoir affaire à la police, c’est tout. J’ai bien assez d’emmerdements.
– Nous avons deux possibilités. Ou vous me dites ce qui s’est passé ce soir-là sur la route 316, ou je vous emmène en prison en pyjama.
Pour renforcer sa menace, Will ajouta : Et ce ne sera pas le Country Club de Coweta. Ce sera le pénitencier d’Atlanta. Et je ne vous laisserai pas le temps de vous changer.

Il désigna du doigt la poitrine de Berman, qui se soulevait sous l’effet de la colère et de la crainte. L’homme faisait visiblement de la musculation : sous son maillot de corps, il était puissamment bâti, ses abdos bien dessinés, ses épaules larges et musclées…/…
(page 580 – Editions France Loisirs)

*

agenesisgisdetective Karin Slaughter - Roman policier - Roman américain - Prix Cognac dans BLOG

*

Quelqu’un l’a torturée…Torturée longuement…
L’ancien médecin légiste de Grand County, Sara Linton, travaille depuis trois ans dans un grand hôpital à Atlanta, et essaie de reconstruire sa vie. Quand arrive aux urgences une femme très grièvement blessée, elle se retrouve plongée dans le monde de la violence et de la terreur…/…
(Extrait de la 4e de couverture)

*

 dans Femme

*Karin Slaughter
née en 1971, elle a grandi dans une petite bourgade du sud de la Géorgie.

Auteur de nombreux romans à succès,
elle a reçu le Prix du Festival du polar de Cognac.

*

 dans Policiers

Si vous aimez frémir !

Bonne lecture

*

*

L’ombre de l’Autre

*
***

L’ombre de l’autre femme

Dorothy Koomson

***
*

L'ombre de l'Autre dans BLOG

*
***

.../…
Je me précipitai vers les buts juste à temps pour voir Benji tirer et marquer.
« BUT » ! cria-t-il en courant bras en l’air, comme il avait certainement dû voir son père le faire maintes fois.

- Toi ! dis-je en le soulevant pour le faire tourner, Tu m’as eue !
– En amour et au foot, tout est permis ! C’est papa qui l’a dit.
– Ca ne m’étonne pas.

Soudain, un joggeur qui venait juste de passer sur le chemin réapparut et se dirigea vers nous. Jack. On ne pouvait pas le rater, surtout dans ce décor. Bien que légèrement rouge et transpirant, cheveux mouillés et tee-shirt gris taché de sueur, il arborait toujours cette allure caractéristique de « franche camaraderie ».

-De loin, j’ai cru que c’était vous, dit-il en ôtant les écouteurs de son iPod.
De près j’ai su que c’était vous.
- Bonjour.

– Bonjour.

Son regard dériva sur Benji qui l’observait, pas le moins du monde intimidé.

- Salut.
– Je m’appelle Benji. Et toi ?
– Jack.
– Tu es le petit ami de tata Libby ?
– Non, plutôt un presque-copain.
– Comment tu peux être un presque-copain ? Soit on est copains, soit on est pas copains, on peut pas être presque-copains.
– C’est parce qu’on s’est déjà vus plusieurs fois, mais qu’elle ne veut pas aller dîner avec moi, alors on se connaît seulement presque.
– Mais pourquoi elle devrait aller dîner avec toi si vous êtes juste presque-copains et que vous vous connaissez  seulement presque ? Moi je prends pas mes diners avec tous les gens que je connais pas bien.

Jack regarda Benji, puis moi.

- On peut dire que vous êtes de la même famille, vous deux.
– Parce qu’on se ressemble ? demanda Benji avec enthousiasme.
– Non, parce que je suis obligé de réfléchir avant de vous répondre.
…/…
(pages 42-43)

*

 Roman policier - femme écrivain - suspense - dans Femme

*

Quand Libby rencontre Jack, elle croit vivre le plus grand bonheur de sa vie.
Elle l’épouse quatre mois plus tard. Mais à peine a-t-elle emménagé dans la grande demeure de son mari que son rêve tourne au cauchemar.
Jack est obsédé par son ex-femme décédée, Eve.
Et son comportement est de plus en plus étrange.
C’est alors que Libby découvre qu’Eve a peut-être été assassinée…
(Extrait de la 4° de couverture)
Traduit de l’anglais par Maud Ortalda

*

aaaaadorothy-300x125 dans Policiers

*

Romancière anglaise née à Londres en 1971,ayant longtemps vécu à Sydney,
Dorothy Koomson  titulaire de deux diplômes, (psychologie-journalisme)
a écrit pour un certain nombre de magazines féminines et des journaux.

*

0a10 dans ROMAN
*

Une idée pour passer agréablement
une journée pluvieuse d’automne.

*

bonjoiur6

*

L’HOMME de sable…

*
***
*

de
Jean JOUBERT
(Editions Grasset)

L'HOMME de sable... dans Best-seller 0a1aaaaaaajoub

…/…

Des années plus tard, je ne puis évoquer cette soirée sans que m’assaille à nouveau un sentiment de mystère.
En quelques heures, nous étions passés de la capitale à cette pièce austère, serrée entre la mer et le marais, et dont je savais qu’elle était le seul point de clarté dans l’épaisseur de la nuit.
Les lampes basses laissaient nos yeux dans l’ombre, de telle sorte qu’à distance on aurait pu croire les visages masqués. Les voix, qui s’animaient peu à peu, résonnaient sourdement comme dans une grotte.

Durbain parlait peu, buvait à peine, mais chacun était attentif à ses paroles. Sa force calme, ramassée, circulait en nous comme un courant.

Puis le silence à nouveau tomba. Un souffle puissant frôlait le toit, tordant les branches des pins, faisant grésiller contre la vitre une poignée de sable. J’entendis au loin le bruit sourd des vagues déferlant sur le rivage.

Durbain s’était levé.
- Eh bien, à demain, dit-il simplement. Nous commençons à huit heures. Je vous souhaite une bonne nuit.
…/…

- Nous sommes voisins. J’en suis heureux. C’est dire que nous aurons toutes les occasions de nous voir en dehors des heures de travail. J’y compte bien. Nous allons ivvre ici, vous vous en doutez, dans une certaine solitude.
- Vous m’avez dit que votre  femme viendrait vous rejoindre.

A l’ombre pourtant à peine perceptible qui passa sur son visage, je sentis que j’avais fait fausse route, et que, sans le savoir, j’avais dû mettre le doigt sur quelque mal secret…./…
(pages 35 et 37)

*

0a1aaaaaaajoub3 L'homme de sable - roman policier dans BLOG

*

Jean Joubert, né à Châlette-sur-Loing (Loiret)en 1928, écrivain français, (notamment connu pour les livres destinés à l’enfance et à la jeunesse), a fait ses études au collège de Montargis puis à la Sorbonne.

Après de longs séjours en Angleterre-Allemagne-États-Unis, il s’installe à Montpellier où il découvre un Sud méditerranéen inspirant ses œuvres.

Ce livre, Prix Renaudot 1975,  n’est pas le Midi réel, mais un sud des États-Unis…
Aujourd’hui, habitant un petit village de la garrigue languedocienne il  consacre à ses activités d’écrivain.

Un téléfilm de Jean-Paul Carrère, en 1976, adapta cette oeuvre.

*

0a20 dans Policiers

*

Bonne lecture ou bon téléfilm !

LE VENT…des assassins

*
***

Le vent t’emportera

***
*

0a3.jpg0a1.jpg0a3.jpg

*
***
*

Mistral sentait de l’ironie dans la voix de son père.

- Tu dis ça pour me tranquilliser ?

- Ludovic, tes fils font exactement le même chose que toi au même endroit et au même âge. Ils enlèvent leur casquette quand ils en ont assez de la porter. Quand on a le dos tourné, ils sont dans les arbres, ne restent pas à l’ombre et courent toute la journée. Mais j’ai caché le couteau. Ils ont fabriqué des arcs et des flèches, je ne sais trop comment, et ont dans l’idée de tirer des oiseaux. Mais comme leurs flèches ne dépassent pas la distance de deux mètres, nous sommes tranquilles, et les oiseaux aussi. La nuit, ils dorment bien.

Ludovic sourit en entendant parler son père.
- Cette nuit, j’ai relu « Vol de nuit ».

- Tes garçons sont comme toi, Ludo, attends-toi à les accompagner au bout de leurs rêves quand il en auront l’âge. Et tu en seras très heureux !

Ludovic bavarda ensuite avec ses deux enfants, il poursuivit sur ses recommandations de prudence, mais savait que les enfants n’écoutaient pas et n’avaient qu’une seule hâte, celle de retourner jouer…
(page 136)

*

Jean-Marc Souvira
Roman
Fleuve noir

*

0a2.jpg

*

J.M. Souvira est commissaire divisionnaire.
Exerçant au sein de la PJ depuis 25 ans,
il dirige actuellement l’Office Central pour la Répression de la Traite des Etres Humains.

Depuis 2004 il s’est lancé dans l’écriture.
Ce roman est son 2ème mais il est co-scénariste du film GO FAST (sorti en 2009)

*

0a4.jpg

*

Le cauchemar recommence. Trois femmes retrouvées à leur domicile parisien, entravées, le visage lacéré à coups de miroirs brisés. Sur leurs corps nus, un morceau de papier reprenant une phrase de l’Ecclésiaste.
Trois meurtres en tout point identiques à une autre série remontant à quelques mois. Mais dont l’auteur a déjà été arrêté…
Erreur judiciaire, mimétisme, complot ?…
(Extrait de la 4ème de couverture)

*

0a5.gif

*

Intéressant par l’autopsie d’une enquête criminelle.
On apprend beaucoup sur les protocoles.
L’histoire, démente, accroche au livre.

*
***
*

0a11.gif

*

Là AVANT…

 

J’étais là avant

*

0a10.jpg

*

…/…

- Elle est bien roulée, ta copine, dit un de ses potes, autour de la table de poker, en me jetant un regard de loin, par-dessus ses cartes, l’attention relâchée le temps d’une pause, le dos voûté, la main caressant une canette de bière.

Je  repose sur un canapé, les jambes en l’air, j’ai lu dans un journal que c’était bon pour la circulation, que ça faisait de belles jambes, c’est mon capital, mes jambes, essayant de trouver le sommeil malgré les nuages bleutés des cigarettes et les « tu vas nous chercher d’autres bières, ma puce ? ».
Je sommeille, je gigote sur les coussins trop dur, me tourne sur la tranche droite puis sur la gauche. J’entends les mots et ne les entends pas. Pense au lendemain et à tous les lendemains qui se ressembleront avec cet homme-là. Inventer, désirer, plus grand, plus fort, pourquoi pas ? Sont des mots qu’il ne connaît pas. Ou qu’il a rayés de son vocabulaire. Trop compliqués. Je ferme les yeux.

- Elle a de jolies jambes…Je passe.
- Ce n’est pas tellement les jambes mais les cuisses qui sont belles, professe mon fiancé en contemplant son jeu. Je demande à voir…

Et il abat son jeu. Et j’abats mon regard sur mes jambes que je vois avec ses yeux à lui. Je les coupe en deux : les jambes et les cuisses. Isole les unes des autres. Avec lui, je deviens cul-de-jatte, c’est sûr. Je ne sais que penser. Les recolle et me dis que j’y penserai plus tard.

Quand même c’est une drôle d’idée de me découper en morceau…/…
(page 113)

*

Katherine PANCOL

*

0a91.jpg0a61.jpg0a21.jpg0a41.jpg0a71.jpg

*

Elle est libre. Elle offre son corps sans façons. Et pourtant à chaque histoire d’amour, elle s’affole et s’enfuit toujours la première.
Il  est ardent, entier, généreux. Mais les femmes qu’il célèbre s’étiolent les unes après les autres

Là AVANT... dans Femme 0a11Ces deux -là vont s’aimer.
Il y a des jours, il y a des nuits.
Le bonheur suffocant. Le plaisir. Le doute. L’attente.
Mais en eux, invisibles et pesantes, des ombres se lèvent et murmurent :

« J’étais là avant ».

Des mères qui les ont aimés ou trahis, qui ont rêvé, souffert, espéré.
Des mères qui vivent encore en eux et les empêchent d’aimer.
On n’est jamais tout seul dans une histoire d’amour.
On est tous les autres et toutes les autres qui ont aimé avant nous.

J’étais là avant est le roman d’une femme qui se libère de ses démons. Qui nous libère de nos démons.
(Quatrième de couverture – Editions  Albin Michel)

*

5294701kpyd7jl1111.gif

COLORADO SAGA…yes ?

 

COLORADO SAGA
James A. Michener

*

0a93indien.gif

*

Au printemps de 1764, lorsque Castor Éclopé eut dix-sept ans, Notre Peuple tint une assemblé et décida qu’il était humiliant de vivre sans chevaux alors que les Comanches, les Pawnees et même les Utes en possédaient.

COLORADO SAGA...yes ? dans Aventure 0a90Il fallait que l’on portât remède à cette situation qui défavorisait la tribu sur bien des plans. Non seulement le manque de coursiers les défavorisait dans la bataille, mais Notre Peuple avait faim lorsque le bison s’éloignait trop pour être repéré à pied.
Même lors des déplacement d’un camp à un autre, l’absence de chevaux les gênait car il leur fallait entasser leurs biens sur le dos des femmes ou les placer sur des travois tirés par les chiens – deux longues perches en forme de A dont les extrémités traînaient dans la poussière – tandis que les Pawnees, sans parler des Utes, utilisaient des travois tirés par des chevaux.

L’enthousiasme s’empara de tout le camp lorsque Oreilles Froides, qui comptait de nombreux exploits à son actif, annonça :
- Je suis un vieil homme. Mes dents s’effritent. Mon fils est mort et je ne suis plus habité par le désir de vivre. Il nous faut tenter une incursion chez les Pawnees pour capturer des chevaux. Et à cette occasion, je me mettrai à l’attache.

*

0a99indien.gif

*

Notre Peuple savait que c’était là la prérogative d’un guerrier que de mourir de la sorte et tous convinrent que l’on pouvait accorder ce privilège à Oreilles Froides.
Aussi, quand le groupe de guerriers devant prendre part à l’entreprise fut  rassemblé, on réserva une place éminente à Oreilles Froides qui prêta publiquement serment.

- Dans trois jours, Notre Peuple disposera de chevaux car je me mettrai à l’attache et ne je battrai pas en retraite jusqu’à ce que nous les ayons obtenus.

Castor Éclopé fut à tel point ému par ce serment qu’il…/…
(Page 93)

*

0a91indien.gif

*

Il s’agit d’une tentative unique ; un roman couvrant des millions d’années puisque racontant l’histoire d’un pays et d’un peuple depuis la préhistoire jusqu’à nos jours (autrement dit des diplodocus à Watergate).
Il fallait l’extraordinaire talent de James Michener pour dominer cettre large fresque basée sur des faits rigoureusement historiques mais animée par d’attachants personnages dont nous suivons avec passion les aventures de génération en génération.
(Extrait de la 4ème de couverture)

*

0a92indine.gif

*

« Pavé » dans ma bibliothèque depuis 30 ans que j’ai eu plaisir à lire
A emporter en vacances
ou si l’on doit rester immobiliser suite à un accident de ski ….

*
5294701kpyd7jl1111.gif

La petite sirène

bienvenue7.gif

*

*

Bien loin dans la mer, l’eau est bleue comme les pétales du plus beau bleuet, pure comme le verre le plus transparent, mais elle est très profonde, si profonde qu’il serait inutile d’y jeter l’ancre, et qu’il faudrait empiler une grande quantité de clochers pour monter du fond à la surface. C’est là, en bas que demeure le peuple de la mer.
…/…
Depuis de nombreuses années, le roi de la mer était veuf, et sa vieille mère dirigeait sa maison. C’était une femme intelligente, mais fière de son rang, c’est pourquoi elle portait douze huîtres à sa queue, tandis que les autres grands personnages n’avaient le droit d’en porter que six. Elle n’en méritait pas moins de grands éloges, en particulier pour les soins qu’elle prodiguait à ses six petites-filles, qui étaient toutes des princesses charmantes. Cependant, la plus jeune était la plus belle de toutes….

*

      barrejuin8.gif

 

ANDERSEN
(article complémentaire : http://osee.unblog.fr/2009/04/02)
(vidéo complémentaire :  http://osee2.unblog.fr/2009/07/16)


Contes
(Livre de poche – page 11)

Conte La petite sirène est née dans un milieu où tout est harmonieux et d’où la souffrance semble totalement absente. Elle aspire néanmoins  à accéder à une monde supérieur, celui des humains….Ce monde n’est pas le sien

Certainement un auteur à redécouvrir grâce aux lectures faites à vos enfants le soir avant le dernier câlin…

*

 gifsirene.gif

La mère

*

***

*

         bonjourasie.gif

*

*

*

Elle savait à présent ce qu’elle avait. Elle ne cherchait plus à se leurrer, à la manière d’une femme des villes, qui prétendrait être souffrante. Elle était trop simple pour se dissimuler à elle-même ce qu’elle éprouvait : jamais dans toute sa vie elle ne s’était sentie aussi effrayée, car elle comprenait que cette soif en elle tournerait en folie si elle n’était pas…Elle ne songeait même plus à la possibilité de repousser l’homme à présent qu’elle voyait que son propre désir  était aussi violent que le sien et elle gémit tout haut en se disant à elle-même :
«  il vaudrait mieux qu’il ne veuille pas de moi. Oh ! je voudrais qu’il me repousse et que je puisse être sauvée ! »

Mais tout en gémissant elle se leva, poussée à quitter ce lit ; elle laissa le hameau endormi et retourna aux champs, revenant sur ses pas. Elle marcha sous les grands nuages sombres au bords lumineux, entourée par les montagnes dont le vert net et blafard ressortait sur fond foir. Elle avançait sous ce ciel, le long du sentier qui contournait un petit sanctuaire en ruine. Dans l’embrasure de la porte, l’homme se tenait debout et l’attendait….

La mèreTexte intégral – «  Le livre de poche » – (page 119)

*

*

           barreroser1.gif

*

* 

Pearl   Buck

commença à écrire à l’âge de 32 ans, sur le bateau de la traversée qui la ramenait en Chine Pour cette américaine, fille de pionniers et de pasteurs, la vrai patrie c’était ce pays. Les premiers mots qu’elle bredouilla sont ceux que lui apprit sa nourrice chinoise…l’anglais fut une langue apprise alors que le chinois était sa langue naturelle.
Ainsi l’auteur a l’intelligence double d’une enfant occidentale élevée à l’orientale.

Les deux moitiés du monde, séparées pendant des siècles…se sont trouvées unies dans cette intelligence et sensibilité lumineuse qui refusa des frontières à l’amour et voulait l’unité de tous les enfants de Dieu.

Tous ses livres nous parlent des sentiments de la Chine profonde…
La paysanne de ce livre pourrait être la contemporaine d’une Beauceronne ou d’une Lorraine du siècle dernier…Pas un de ses sentiments qui ne trouve écho ou sympathie dans notre âme…Avec Pearl Buck…les femmes sont toutes soeurs de souffrance…

Un livre de cet auteur…est toujours gage de moments d’émotions et de découvertes au coeur de la vie du peuple… dans cette contrée lointaine qui nous est mal connue.

*

*

              amitie.gif

Thoughts... |
livres d'occasion bouquinsd... |
marcloupias |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Stephan LEWIS - fantastique
| silentenigma
| Au fil des mots