GERVAISE…malaise ?

*
***

L’Assommoir

***
*

0a51.bmp

*
***

Ce furent quatre années de dur travail. Dans le quartier, Gervaise et Coupeau étaient un bon ménage, vivant à l’écart, sans batteries, avec un tour de promenade régulier le dimanche, du côté de Saint-Ouen.
La femme faisait des journées de douze heures chez madame Fauconnier, et trouvait le moyen de tenir son chez elle propre comme un sou, de donner la pâtée à tout son monde, matin et soir.
L’homme ne se soûlait pas, rapportait ses quinzaines, fumait une pipe à sa fenêtre avant de se coucher, pour prendre l’air.
On les citait, à cause de leur gentillesse. Et comme ils gagnaient à eux deux près de 9 francs par jour, on calculait qu’ils devaient mettre de côté pas mal d’argent.

Mais, dans les premiers temps surtout, il leur fallut joliment trimer, pour joindre les deux bouts. Leur mariage leur avait mis sur le dos une dette de deux cents francs. Puis, il s’abominaient,  l’hôtel Boncoeur ; ils trouvaient ça dégoûtant, plein de sales fréquentations ; et il rêvaient d’être chez eux, avec des meubles à eux…./…
( Volume 7 – Chapitre IV – page 135)

*

0a6.jpg

Emile ZOLA

Les Rougon-Macquart
Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second empire
Éditions France Loisirs
*
Les 20 volumes apportèrent
gloire et postérité à l’auteur journaliste-écrivain
Beaucoup furent adaptés au cinéma, dont ce tome.

*

0a7.jpg

*

L’Assommoir était un bar, rue Poissonnière à Paris en 1870.
C’est là que ce noue le destin tragique de Gervaise.

*

0a4.jpg

*

« L’Assommoir est rouge et noir.
L’Assommoir flambe et hurle de toutes les  femmes et de toutes les cacophonies de l’enfer.
L’Assommoir est un livre d’horreur et d’épouvante, un livre terrible, le plus terrible livre qui fut peut-être jamais écrit.
Merci, monsieur Zola. »
Cavanna

*
***
*

5294701kpyd7jl1111.gif

*



VIVRE sa vie…

*
***

L’homme qui voulait

vivre sa vie…

***
*

0a12.bmp

*
***

Ce matin-là, j’étais allé droit vers sa chaise, j’avais posé une main sur son épaule, et j’allais tenter de déposer un baiser sur sa tête quand elle avait sursauté et s’était dégagée d’un geste brusque.

« Bon sang, Beth… ». Elle faisait comme si je n’étais pas là, continuant à enfourner dans le bouche de Josh des cuillerées de mélasse orange qu’elle puisait dans un pot d’aliments pour bébés Heinz. « Ça, ça me dépasse. Ça me dépasse complètement. »

- Vraiment ? avait-elle commenté sans me regarder.
- Oui, vraiment.
- Dommage.
- Et ça veut dire quoi, ça, bordel ?
- Réfléchis.
- Pourquoi tu fais ça ?
- Je ne fais rien du tout !
- Me tourner le dos depuis des mois, me traiter comme une sous-merde…C’est rien, ça ?
- Je ne veux pas avoir cette discussion maintenant.
- C’est ce que tu dis toujours, toujours à t’esquiver à la moindre putain d’…
- PAS MAINTENANT !

Il y avait du danger, et sérieux, dans sa voix. Le silence s’était installé. Adam avait la tête baissée sur ses céréales, qu’il remuait d’une cuillère accablée. Et moi, j’étais resté planté là comme un crétin, finissant tout de même par comprendre que je n’avais rien d’autre à faire que m’en aller. Alors, j’avais embrassé les gosses, attrapé mon porte-documents et lancé à la cantonade :
« Je risque d’avoir un rendez-vous à cinq heures et demie.

- Pas grave. Fiona reste tard, ce soir.

Fiona la nounou irlandaise qui s’occupait d’Adam et de Josh.

- D’ac. Je t’appelle dans la journée.
- Je ne serai pas à la maison.
- Ha, tu as quelque chose de particulier, aujourd’hui ?

J’avais posé la question pour la forme, sans vraiment attendre une réponse…/…
(page 38/39)

Douglas KENNEDY
(Traduit par Bernard Cohen)
Editions France Loisirs

*

0a8.jpg

*

Né à Manhattan en 1955
à 22 ans il va en Irlande où il fonde une compagnie de théâtre.
Puis, à 25 ans, il décide de se consacrer à l’écriture
tout en vivant du métier de journaliste.
L’homme qui voulait vivre sa vie
lui donne la consécration internationale.
Depuis il enchaîne les best-sellers.

*

0a3.bmp0a22.bmp

*

Un film a été tiré de ce roman
(bande annonce en page vidéos)

*
***

5294701kpyd7jl1111.gif



DEGAS…l’élégant ?

*
***

DEGAS

L’art en mouvement

***
*

0a11.bmp

*
***

Rien ne prédisposait Degas, élégant bourgeois élevé dans le culte du grand Ingres, à devenir un des artistes les plus novateurs du XIXème siècle.
Pourtant, dans  volonté profonde de célébrer la beauté féminine comme le fait son artiste préféré, Degas immortalise ballerines, chanteuses, repasseuses et baigneuses avec un réalisme souvent cruel.

Ses oeuvres  fortes, sans compromis, tranchent radicalement avec les tableaux raffinés des maîtres de la Renaissance qu’il a étudiés en Italie.
Malgré ses détracteurs, l’artiste, passionné d’opéras, de ballets, de courses hippiques et de dîners mondains se forgera une réputation de vituose, en particulier dans l’art du pastel.

Né d’un banquier et d’une…/…
(Page 1)

Les 100 chefs d’oeuvre de la Peinture
Editions Atlas

*

0a4.bmp0a21.bmp0a5.bmp0a61.bmp

*

Très beau livre, intéressant et bien illustré, faisant partie d’une collection mais qui se suffit à lui-même dans le cadre d’un cadeau…notamment pour Noël.
Plaira aux amoureux de la peinture ou à ceux voulant s’initier à cet art.

*

0a9.jpg

*
***
*

5294701kpyd7jl1111.gif

*
***
*



SUD blessé…?

*
***

Fausse-Rivière

***
*

0a1.bmp

*

- Comment cela ?  fit le général Tampleton .

- Lincoln a sans doute sauvé la vie de bon nombre de propriétaires d’esclaves. En proclamant l’abolition de l’esclavage, il a désamorcé toutes les révoltes noires qui n’auraient pas manqué d’éclater à l’approche des armées fédérales. Si nos esclaves n’avaient pas cru que la liberté leur était d’avance octroyée par la loi, ils auraient tenté de la prendre. Croyez-moi, Lincoln a rendu inutile et condamnable la violence envers des maîtres qui, déjà, ne l’étaient plus !

- Votre point de vue est original, Dandrige, mais je pense personnellement que la proclamation de l’émancipation dans les États repris par l’Union a, au contraire, encouragé les fugues et stimulé la désobéissance des esclaves dans les États restés fidèles à la Confédération. Cela dit, l’assassinat de Lincoln ne m’a pas réjoui, bien que j’aie souffert une grande honte quant je le vis le 4 avril se pavaner dans Richmond, notre capitale.

- Ayant gagné la guerre, reprit Dandrige, il ne pouvait plus souhaiter, pour exhausser sa propre gloire, que ramener la paix et la prospérité dans l’ensemble de l’Union.
A mon avis, il était…/…
(page 72)

Maurice DENUSIERE
Louisiane Tome 2
Éditions Claude Lattès 1979

*

0a5.jpg0a2.bmp0a7.bmp

*

1885 Le vieux Sud a été ravagé par la guerre de Sécession.
Fausse-Rivière  est l’histoire de sa reconstruction, à travers de celle de Bagatelle, le grand domaine cotonnier des bords du Mississipi.///…
(Extrait de la 4ème de couverture)

*

0a6.bmp0a14.bmp0a10.jpg

*

Une saga agréablement instructive sur cette Terre lointaine
qui fut un temps colonie française
Joli cadeau de Noël…

*
***
*

5294701kpyd7jl1111.gif

*
***
*



CROMWELL…déchiffré ?

*
***

CROMWELL

(Pièce historique)

***
*

0a4.bmp

*

Demain, 25 juin 1657
Quelqu’un, que lord Broghill autrefois chérissait,
Attend le grand matin ledit lord aux Trois-Grues,
Près de la halle au vin, à l’angle des deux rues.
Voilà bien la taverne ; et c’est le même lieu
Que Charles, à Worcester abandonné de Dieu,
Seul, disputant sa tête après son diadème,
Avait, pour fuir Cromwell, choisi dans Londres même.
Mais ce billet qu’hier j’ai reçu, d’où vient-il ?
L’écriture…
(Acte 1er – scène l)

…/…

Cromwell (à part)
Implacable innocente ! On me croit impuni !
Ma fille la plus chère et la dernière née
Semble une conscience à mes pas acharnée.
La candeur d’une enfant, son oeil naïf, sa voix
Font trembler un Cromwell, l’épouvante des rois !
Devant sa pureté toute ma force expire.
Dis-je persévérer ? Dois-je saisir l’empire ?
Prosterné sous le trône où je serais assis,
Le monde se tairait ; mais que dirait Francis ?
Que dirait son regard, doux comme sa parole,
Et qui m’enchante encore alors qu’il me désole ?
Cher enfant ! que son soeur saurait avec effroi
Que je suis régicide, et que j’ose être roi !
Dans sa province obscure il  faut qu’on la renvoie.
Au but de mon destin sacrifions ma joie,
Privons mes derniers ans de ses soins que j’aimais,
N’attristons pas surtout, ne détrompons jamais
Le seul être qui m’aime encore, sans
ma puissance,
Et dans le monde entier croie à mon innocence !
Ange heure ! que mon sort ne touche pas au sien !
Il le faut : soyons roi, sans qu’elle ne sache rien.
(Haut à Francis)
Conserve ce coeur pur, je t’aime ainsi, ma fille !
(Acte III – scène 5)

…/…

Se pourrait-il ? Lever le rideau du destin ;
Lire au loin dans le ciel un avenir lointain ;
Déchiffrer chaque vie et chaque caractère ;
Voir la clef de l’énigme et le mot du mystère,
Ce mot qu’un doigt suprême, invisible à nos yeux,
Trace avec des soleils sur le livre des cieux !
Moi, qui me contentais de je ne sais quel trône !
Fier de briller au faîte ou quelques rois ont lui,
Je méprisais ce juif. Que suis-je près de lui ?
Qu’est-ce que ma puissance auprès de son empire ?
Près du but qu’il atteint qu’est le but ou j’aspire ?
Son royaume est le monde, et n’a pas d’horizon
…/…
(Acte III – scène 17)

*

0a91.bmp

*

Victor HUGO
Oeuvres complètes
(Tome III)
Le club français du livre
8 rue de la Paix – Paris 2ème

*

0a11.jpg

*

Cromwell  est d’abord une pièce historique, avant d’être une Préface…On l’oublie trop.
L’oeuvre déconcerte dès lors qu’on la situe dans le perspective du drame romantique ou même du théâtre hugolien, et qu’on l’envisage ainsi rétrospectivement.
Son lien avec la Préface fait problème …/…
(Victor Hugo et l’âge d’hommepar Claude Duchet)

*

0a51.jpg

*

Les oeuvres complètes
de notre écrivain-poète engagé
sont une manière agréable de passer l’hiver
(22 tomes)

*

5294701kpyd7jl1111.gif



Thoughts... |
livres d'occasion bouquinsd... |
marcloupias |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Stephan LEWIS - fantastique
| silentenigma
| Au fil des mots