TESTEZ-vous…

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145

JEUX-TESTS

avec les chiffres

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Trouvez, en 3 minutes, le total 527 en utilisant tout ou partie des chiffres proposés
et des quatre opérateurs mathématiques : +, -, x, et :

3 – 4 – 5 – 8 – 9 – 25 = 527 – (page 9)

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Trouvez, en 3 minutes, l’intrus : 159 – 367 -589 -258 – 486 679
(page 16)

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Trouvez, en 3 minutes, le nombre (supérieur à 1) par lequel vous pouvez diviser les nombres suivants avec un reste égal à zéro.

273 – 231 – 147 – 126 – 168 – 252 –  (page 22)

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Trouvez, en 7 minutes, le nombre correspondant au point d’interrogation.

75 634 – 48 192 – ? – 7320 – 1 460. (Page 141).

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Hal Robinson
Librios Publishing Ldt

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Un livre à emporter sur la plage.
Si vous n’arrivez pas à résoudre la grande variété de tests 
(difficile à reproduire ici)
vous avez les solutions en fin d’ouvrage.

Bonne cogitation !

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Actuellement
grande vogue des jeux « cérébraux » à base de chiffres.

Bon entraînement !

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Le NOEUD gordien

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Le noeud gordien

Georges POMPIDOU

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…/…
Gouverner, c’est contraindre.
Contraindre les individus à se plier à des règles, dont chacune, à tout moment, va contre l’intérêt immédiat de tel ou tel.
Les contraindre à payer des impôts, à donner à l’armée un temps de leur jeunesse-et, parfois, leur vie.

Les contraindre à obéir à des autorités administratives dont le poids leur apparaît aussi lourd que les motivations incompréhensibles.
Les contraindre à accepter la loi de la majorité qui vent que le citoyen puisse critiquer mais non contester la légitimité du pouvoir contre lequele il s’est, personnellement, prononcé.

Gouverner, c’est faire prévaloir sans cesse l’intérêt général contre les intérêts particuliers, alors que l’intérêt général est toujours difficile à définir et prête à discussion, tandis que l’intérêt particulier est ressenti comme une évidence et s’impose à chacun sans qu’il y ait place pour le doute.
…/…
On comprend donc que les peuples bien gouvernés, disons les peuples faciles à bien gouverner, soient « en général des peuples qui pensent peu », suivant le mot d’André Siegfried.
On comprend aussi que plus un peuple est par nature individualiste et pénétré des droits de l’individu, plus il est rebelle à la notion de gouvernement.

Il suffit de regarder vivre les Français pour prendre conscience de leur inaptitude naturelle profonde à accepter d’être gouvernés.
Voyez-les, par exemple….
(Éditions Plonpage 57/58)

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Né le 5 juillet 1911 à Montboudif-Cantal
agrégé de lettres, directeur général de la Banque Rothschild,
il fut Premier Ministre du Général De Gaulle (14 avril 1962 -10 juillet 1968)
avant d’être élu Président de la République (juin 1969 à sa mort – 2 avril 1974).

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Le noeud gordien
est une métaphore désignant une solution inextricable

Selon la légende, la seule issue est une action brutale équivalent à couper le noeud.
Plusieurs versions du mythe évoquent Gordias, (père de Midas), le fondateur du royaume de Phrygie…qui donna son nom à Gordion, la résidence royale des rois phrygiens. 
Selon la légende, le timon du char du roi Midas était lié par le fameux « nœud gordien »…et selon la prophétie…celui qui parviendrait à le dénouer deviendrait le maître de l’Asie…
exploit qu’accomplit Alexandre le Grand.

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L’AMANT…ment ?

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L’ AMANT

Marguerite DURAS

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…/…

Il a arraché la robe, il la jette, il a arraché le petit slip de coton blanc et il la porte ainsi nue jusqu’au lit. Et alors il se tourne de l’autre côté du lit et il pleure. Et elle, lente, patiente, elle le ramène vers elle et elle commence à le déshabiller. Les yeux fermés, elle le fait. Lentement. Il veut faire des gestes pour l’aider. Elle lui demande de ne pas bouger. Laisse-moi. Elle dit qu’elle veut le faire elle. Elle le fait. Elle le déshabille. Quand elle lui demande il déplace son corps dans le lit, mais à peine, avec légèreté, comme pour ne pas la réveiller.

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La peau est d’une somptueuse douceur. Le corps. Le corps est maigre, sans force, sans muscles, il pourrait avoir été malade, être en convalescence, il est imberbe, sans virilité autre que celle du sexe, il est très faible, il paraît être à la merci d’une insulte, souffrant. Elle ne le regarde pas au visage. Elle ne le regarde pas. Elle le touche. Elle touche la douceur du sexe, de la peau, elle caresse la couleur dorée, l’inconnue nouveauté. Il gémit, il pleure. Il est dans un amour abominable.
En pleurant il le fait. D’abord il y a la douleur. Et puis après cette douleur est prise à son tour, elle est changée, lentement arrachée, emportée vers la jouissance, embrassée à elle.
…/…
(Éditions de Minuit - page 49/50)

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Marguerite Duras  , née Marguerite Germaine Marie Donnadieu, est née le 4 avril 1914 à Gia Dinh (Saigon) alors Indochine française.

Morte le 3 mars 1996 à Paris, son oeuvre alliant diversité et modernité a renouvelé le genre romanesque et ses romans furent souvent adaptés au cinéma (Un barrage contre le Pacifique, l’Amant, Hiroshima mon amour  etc…).

Ses thèmes de prédilection furent : l’attente, l’amour, la sensualité féminine ou l’alcool.

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FEMME ? Ainsi soit-elle…

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AINSI SOIT-ELLE

Benoîte GROULT

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…/…

A chaque révolution, qu’elle ait eu lieu dans la jeune Amérique, dans le tiers monde ou en Europe, les femmes au début conquirent le droit de participer aux luttes contre l’oppression des privilégiés ou l’impérialisme des puissants, mais dans la nouvelle société, elle furent à chaque fois brutalement remises à leur ancienne place.
…/…

Et c’est avoué en toute candeur, c’est écrit en toutes lettres, par des hommes qui se disent les défenseurs de la liberté et qui, dans le beau style moralisateur du XVIII°, ne s’aperçoivent pas qu’ils profèrent des monstruosités.

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« En peu de temps, le tribunal révolutionnaire  vient de donner aux femmes trois grands exemples qui seront sans doute pas perdus pour elles…

Marie Antoinette sacrifia son époux, ses enfants et le pays qui l’avait adoptée aux vues ambitieuses de la Maison d’Autriche…/…

La femme Roland, bel esprit à grands projets, philosophe à petits billets…fut un monstre sous tous les rapports. Sa contenance dédaigneuse…, l’opiniâtreté orgueilleuse de ses réponses, sa gaité ironique et cette fermeté dont elle fit parade dans son trajet du Palais de Justice à la place de la Révolution prouve qu’aucun sujet douloureux ne l’occupait…/…

L’impudente Olympte de Gouges qui a abandonné les soins du ménage pour se mêler de la République,comme l’écrivait Chaumette, eut la tête tranchée le 13 brumaire, pour ce motif que l’opinion publique jugea tout à fait légitime : « elle voulut être homme d’État et il semble que la loi ait puni cette conspiratrice d’avoir oublié les vertus qui conviennent à son sexe. »
…/…
(pages 44/47)

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…/…Il faut que les femmes crient aujourd’hui. Et que les autres femmes -et les hommes- aient envie d’entendre ce cri. Qui n’est pas un cri de haine, à peine un cri de colère, car alors il devrait se retourner aussi contre elles-mêmes.

Mais un cri de vie.
comme celui du nouveau-né, dans lequel on ne peut s’empêcher d’enclore, à chaque fois, un nouvel espoir.

 

Il faut enfin guérir d’être femme
B.G.

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WEIL…Cahiers

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SIMONE WEIL

Philosophe
(1909/1943)

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CAHIERS

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La mort du camisard

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Dors, petit camisard, au fond de cette terre,
Terre où tu n’as connu que souffrance et misère.
Ne te réveille pas, dors, tu es plus heureux.
La mort t’a délivré de ce bagne honteux.
Ne rouvre pas les yeux, laisse clore tes paupières :
Oui, plutôt les ténèbres que pareille lumière.
Tu ne connaîtras plus les tortures de la faim ;
A ton martyre, ami, la camarde a mis fin.

*
Dors, pendant que là-bas, dans sa petite mansarde,
Ta pauvre mère attend, ta pauvre mère regarde.
Elle attend qui ? Son fils, son fils qu’elle aime tant ;
Son gars qu’elle a nourri, toute son espérance,
Oui, son gars qu’est soldat pour défendre la France,
Son gars, son chérubin ; elle montre son portrait ;
Regardez-le fit-elle ; hein ! comme il est bien fait !
Et tendrement elle l’embrasse, elle embrasse l’image
Et de bonheur les larmes inondent son visage.
Il est de la classe et va bientôt revenir ;
Elle fait déjà pour lui des projets d’avenir ;
Elle le voit déjà heureux père de famille,
Car il est fiancé à une brave fille,
Et toutes deux elles l’attendent, la joie tout  plein le coeur.
Elle ne se doutent pas du terrible malheur ;
Elles ne se doutent pas qu’au fond de la fosse commune
Ta dépouille fut jetée sans raison aucune ;
Elles ne se doutent pas que pire qu’un galérien
Au fond d’une cellule tu es mort comme un chien.

…/…


Éditions Plon
(page 56)

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Simone Weil, née à Paris, a été l’élève d’Alain en Khâgne avant d’entrer à l’École Normale, d’où elle sort agrégée de philosophie en 1931.

Après plusieurs années passées à enseigner la philosophie dans divers lycées de province et à militer dans les milieux syndicalistes…elle consacre une année décisive pour l’histoire de sa penser à travailler en usine et vivre la  vie des ouvriers, notamment de Renault… fragilisant sa santé.

A Marseille (1940/1942) elle participe aux débuts de la Résistance puis accompagne ses parents aux USA.
N’arrivant pas à se faire désigner par la France-Libre à Londres pour des missions…elle devra être hospitalisée en avril 1943 et décédera le 24 août.

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Les cahiers de Simone Weil, ont été salué par la critique comme l’une des oeuvres maîtresses de la pensée contemporaine…./…
Ils nous livrent, sous la forme d’une méditation continue, sa pensée en travail et en marche…/…
Tout est source. tout est jaillissement de ce qui demeure sagesse et poésie à jamais pour un esprit assoiffé de vérité éternelle. André Rousseaux.

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VERLAINE…vers ?

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SAGESSE

***
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L’ennemi se déguise en l’Ennui
Et me dit : »A quoi bon, pauvre dupe ? »
Moi je passe et me moque de lui.
L’ennemi se déguise en la Chair
Et me dit : « Bah, retrousse une jupe ! »
Moi j’écarte le conseil amer.

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L’ennemi se transforme en un ange
De lumière et dit :  » Qu’est ton effort
A côté des tributs de louange
Et de Foi dus au père céleste ?
Ton amour va-t-il jusqu’à la mort ? »
Je réponds : « l’Espérance me reste. »

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Comme c’est le vieux logicien,
Il a fait bientôt de me réduire
A ne plus vouloir répliquer rien,
Mais sachant qui c’est, épouvanté
De ne plus sentir les mondes luire,
Je prierai pour de l’humilité.

VERLAINE
(XX)
Armand Colin – (page 59)

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Article complémentaire
http://osee.unblog.fr/2008/08/16

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