CIVILISATION…histoire

 

 HISTOIRE de la CIVILISATION

Will DURANT

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C’est le commerce qui a été le grand perturbateur du monde primitif car, avant qu’il apparût, en apportant avec lui l’argent et le profit, la propriété était inexistante et on pouvait se contenter d’un gouvernement élémentaire.

Aux premiers âges de l’évolution économique, l’instinct de la propriété ne s’appliquait qu’aux objets personnels et usuels, mais il s’y appliquait si vigoureusement qu’on les enterrait souvent (même la  femme) avec leur propriétaire ; il s’appliquait si peu aux objets qui n’étaient pas d’usage personnel que bien loin, dans ce cas, d’être inné, il fallait sans cesse l’inculquer et le renforcer.

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Presque partout, chez les primitifs, la terre était à l’origine, possédée en commun.
Les Indiens de l’Amérique du Nord, les Péruviens, les tribus de l’Hindoustan qui vivent dans les monts du chittagong, les habitants de Bornéo et des îles océaniennes semblent avoir possédé et travaillé la terre en commun et pratiqué les partage des récoltes.

La terre, disent les Indiens Omaha, est comme l’eau et le vent, qui ne peuvent se vendre.

Aux Samoa, on ne concevait même pas, avant la venue des Européens, l’idées qu’on pût vendre la terre.
Le professeur Rivers a trouvé le communisme agraire fonctionnant en Mélanésie et en Polynésie et il subsiste aujourd’hui encore dans l’arrière pays du Libéria.

Le communisme en fait de vivres était à peine moins répandu.
IL est courant chez les « sauvages » de voir l’homme qui possède de quoi manger partager ses provisions avec celui qui n’a rien, de voir les voyageurs nourris dans la maison où il leur a plu de s’arrêter, et des peuplades atteintes par la sécheresse entretenues par leurs voisins.
Un homme qui s’installe dans la forêt pour dîner, alors qu’il aurait toute facilité de manger seul, appelle à haute voix n’importe qui à venir partager son repas.

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Comme Turner parlait à un Samoan des pauvres de Londres, le « sauvage » tout surpris lui demanda
« Comment est-ce possible ? Rien à manger ? Ils n’ont donc pas d’amis, pas de maison ?  ? Mais d’où sortent-ils ? n’ont-ils pas les maisons de leurs amis ? ».
L’Indien qui a faim n’a qu’à demander pour obtenir si peu que l’on possède, on donne toujours à manger à qui en a besoin ;
« nul ne doit se priver à manger tant qu’il y a du blé dans la ville »…./…

(III- l’organisation économique : communisme primitif – causes de sa disparition – origines de la propriété privée – esclavage – classes sociales – pages 39/40).

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Une collection très instructive !

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